02 juillet 2006

"A suivre"

Des proches m’ont demandé comment garder contact. Je vous propose de vivre avec moi la suite de l’aventure à travers ce blog. Je souhaite qu’il soit interactif. N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires, réflexions, suggestions, contacts. Je serais ravie de vous répondre. Alors rendez-vous pris le 4 septembre prochain, c’est ma rentrée…

01 juillet 2006

"Le choix"


Je me suis documentée sur les formations de tapissier possibles. Je souhaitais trouver quelque chose sur une longue durée et ainsi être en complète immersion, comme lorsque l’on veut apprendre une langue étrangère.
J’ai pris contact avec des fournisseurs, et j’ai participé à une réunion organisée par la Chambre des Métiers. Suite à un rendez-vous personnalisé, j’avais tous les éléments en main pour vérifier la faisabilité de mon projet.
Alors, faire le choix d’une autre carrière est devenu une évidence. Je voulais vivre cette expérience qui devenait vitale à ma réalisation. Beaucoup de choses ont alors changé autour de moi. J’ai rencontré des personnes qui m’ont encouragé dans mon projet. J’avais franchie le seuil de mes peurs.
Je ne sais pas exactement de quoi sera fait demain, mais l’important c’est que chaque jour va me mener vers ce que je suis.

L’engouement actuel des intérieurs confortables et agréables à vivre contribue au développement du métier de tapissier-décorateur. Il redonne élégance, charme et vie au mobilier.

30 juin 2006

"Le temps des doutes"

La tapisserie m’a permis de réaliser que je m’étais laissé entraîner malgré moi dans un engrenage professionnel insensé. Plus vite, plus d’ambition, plus d’argent… pour qui, pour quoi ? Il me manquait l’essentiel : me réaliser, ne plus être dans l’ombre de quelqu’un.
Je ne voulais pas être de ces gens qui « suivent la file qui est devant vous » : Calogéro, et passer à côté de ma créativité, car nous sommes ce que nous créons.
Il est difficile de quitter ce que l’on connaît, on trouve toujours d’excellentes raisons pour ne pas franchir le pas : si cela ne marche pas, je suis chargé de famille, je ne peux pas tout risquer, je peux moins bien gagner ma vie… Et au cas où vous ne trouveriez pas de bonnes raisons pour rester inactif, vous pouvez compter sur votre entourage pour vous donner d’excellentes raisons auxquelles vous n’aviez pas pensé… Merci !
La vie vous teste jusqu’au trognon pour vous affranchir de vos doutes.

La corporation des Tapissiers Parisiens était placée sous le vocable de Saint François d’Assise (fête le 4 octobre). Sa bannière portait l’effigie de Saint Louis couronné d’or sur champ d’azur.

29 juin 2006

"Deuxième rencontre importante"

La deuxième rencontre est un coup de foudre… Un samedi matin tôt, je suis partie chiner aux puces de Saint Ouen à Paris en chaussures qui marchent toutes seules et sac à dos, pour y trouver un fauteuil à tapisser pour mon stage.Après une matinée de recherche et quelques kilomètres au compteur, je n’avais rien trouvé. J’étais désespérée, sur le point d’abandonner les fouilles, quand j’aperçue au fond d’un hangar un fauteuil…

Je l’avais enfin trouvée ma perle rare. Grâce à elle j’ai réalisé que chaque fauteuil porte une histoire et que chaque propriétaire la fait vivre à sa façon.
Un fauteuil naît sous les doigts d’un ébéniste qui lui donne des proportions, une forme unique, une essence. Ensuite, le tapissier vient habiller le fauteuil dans le respect de l’œuvre et lui donne des formes plus ou moins arrondies selon son époque.Le fauteuil terminé, il remplira une pièce de sa présence, il vivra par son utilité et sa personnalité. Les propriétaires disparaîtront mais le fauteuil sera toujours là à poursuivre son histoire et embellir nos vies.








Au XVIIIème siècle, faisant partie de la maison des grands seigneurs, comme dans d’autres métiers d’art, ils ont droit au port de l’épée. Pendant le règne de Louis XVI, le travail et les techniques évoluent pour atteindre sous l’Empire, au plus haut degré, qualité et finesse.

28 juin 2006

"Première rencontre importante"

Lors d’un salon à Paris sur l’ « Art et Vivre », j’ai rencontré un tapissier d’exception en la personne de Michel. Il m’a fasciné par sa manière de décrire son art et m’a parlé de la chance qu’il avait d’exercer un tel métier. Un mirage, un miracle… c’était la première fois que j’entendais quelqu’un dire qu’il aimait son métier.Il m’a proposé de réaliser un fauteuil au cours d’un stage qui devait durer une semaine, soit 40 heures de travail. J’étais tellement emballée que j’ai posé une semaine de congés.

27 juin 2006

"Une vie professionnelle variée"

Ce que je n'ai pas fait... et heureusement... pour tout le monde

Chanteuse

Skieuse

Bonne du curé


Par contre pour de vrai... j'aurais pu être...
Handballeuse professionnelle


Prof. de sport, infirmière, sage-femme
J’ai eu finalement l’occasion d’avoir une vie professionnelle toute autre, je suis passée du secteur associatif et syndical au secteur privé. J’ai terminé par un poste de RAF. Le dernier stade à franchir avant… deux rencontres importantes.

Vers le milieu du XVIème siècle, les Tapissiers commencent à garnir les sièges de bourre, puis de crin. Louis XIII, par ses édits, organise et codifie les différentes branches de ce métier. Sous Louis XIV, ils ajoutent à leurs attributions celles de façonner et d’orner les rideaux, les lambrequins*, etc.
*Lambrequin - Bande d’étoffe festonnée par le bas dont on décore les cantonnières de baies, les ciels de lit.

26 juin 2006

"Ce que parents veulent"


L'héritage familial a également contribué à mon parcours scolaire et, par voie de conséquence, à mon parcours professionnel. Je me suis sentie investie d'une mission. Réaliser ce que mes ancêtres n'avaient pas eu la chance d'accomplir : des études. Chère famille dont je suis fier et que j'aime plus que tout, j'ai accompli ma mission. Je vais pouvoir "me" réaliser.
Je sais maintenant que je devais aller jusqu’au bout de mes études pour mieux appréhender mes futurs choix.

Au début du siècle, un statut régit les activités des Tapissiers Sarazinois (ceux qui tissaient des tapis inspirés de l’Orient). Puis vinrent les Tapissiers Courtepointiers vendant des meubles et tapisseries, et exécutant des meubles garnis (lits, sièges, tentes et équipement de guerre). Ils sont les ancêtres directs des Tapissiers Décorateurs.